10:35 - June 10, 2019
Code de l'info: 3469713
Massoud Shajareh, président de la Commission islamique des droits de l'homme à Londres, a affirmé que le climat islamophobe dans les pays occidentaux venait d’une politique systématique et qu’il était le fruit d’une haine publique répandue en Occident.
Dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique (IQNA), sur l'islamophobie en Occident et les mécanismes permettant de faire face à cette situation, il a dit :  « Le phénomène est tellement répandu que personne ne peut le nier. Parfois, on dit que ces actes sont ceux de gens non instruits ou racistes, mais nos rapports et d’autres études ont montré que ce n’était pas le cas. Nous sommes arrivés à la conclusion que l'islamophobie a créé un climat de haine qui n'est pas réservé aux médias et aux individus.  »
 
Shajareh a ajouté : « Les politiciens et les médias encouragent l'islamophobie. Par exemple, une personne dans le métro de Londres, a eu un mauvais comportement vis-à-vis d’une femme musulmane, qui a été diffusé dans le monde entier. Lorsqu'elle a comparu devant un tribunal, elle a déclaré qu'elle avait honte en particulier vis-à-vis de ses amis musulmans. Nous avons même vu que cette haine s’est manifesté par des guerres et des meurtres. Par exemple, en Bosnie, quelqu’un a tué sa voisine et l'a violée alors qu’ils vivaient ensemble en paix jusque-là.  À mon avis, les politiciens doivent agir selon leur devoir et ne pas encourager cette atmosphère de haine. »
 
Il a souligné : « À l’heure actuelle, dans certains pays, le nombre d’islamophobes dépasse celui des musulmans. Lors des élections, nous constatons que les candidats utilisent la propagande islamophobe, ce qui conduit à un développement de l'islamophobie. Il faut arrêter cela et empêcher les médias d’exploiter cette question pour faire plus de ventes. Ces deux dernières années, l'UE avait prévu l’élaboration d’un mécanisme de prévention de l'islamophobie dans huit pays européens.»
 
Le président de la Commission islamique des droits de l'homme à Londres a expliqué : « La Commission islamique des droits de l'homme, et l'Université de Leeds étaient chargées d'une enquête dans trois pays, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, dont le rapport est prêt depuis plusieurs mois. Nous avons proposé des moyens aux médias, aux politiciens et aux militants pour les aider à transformer ce climat de haine en atmosphère positive. Nous pouvons même commencer ces actions dans les écoles, pour que la prochaine génération n’ait pas ce genre de problèmes. Parfois, ces actions islamophobes sont menées par des individus et des institutions, et parfois par des institutions gouvernementales, avec une planification et une publicité étendues. »
 
« Au cours des 40 dernières années, a-t-il dit, l’Occident a compris que l’islam était une barrière à ses intérêts coloniaux et devait être éliminé. Comme cela n’est pas possible, ils cherchent à transformer l’islam de l’intérieur, et selon les mots de l’imam Khomeiny, encouragent « l’islam américain » ou selon le guide suprême, le « chiisme britannique ».  Dans les pays occidentaux, des groupes de réflexion ont été formés, qui visent les femmes et les enfants dès l’âge de 4 ans, pour que dans les 10 et 20 prochaines années, l'islam militant n'existe plus et leur devienne acceptable. Un musulman qui accepte le sionisme et l'homosexualité, peut devenir maire de Londres (Sadeq Khan) qui est présenté comme modèle et encourage les festivals homosexuels.  Sadegh Khan avait promis avant les élections, qu'il organiserait le 70ème anniversaire de la création du régime sioniste à Londres. »
 
« La raison du soutien de l’Angleterre aux groupes terroristes et à l’Arabie saoudite est que l'argent de la vente des armes revient à des individus occupant des postes sensibles. Par exemple, pendant la guerre entre l'Iran et l'Irak, le fils de Margaret Thatcher (Premier ministre de l’époque) fournissait des armes à l’Irak. Les familles et les proches des représentants du pouvoir en Occident, se livrent au commerce des armes. L'une des responsabilités de la Commission des droits de l'homme est la divulgation de ces faits et l’information par exemple, sur les meurtres perpétrés au Yémen par la coalition arabe, où un million d'enfants yéménites pourraient être tués l'année prochaine », a-t-il dit. 
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