11:11 - October 22, 2019
Code de l'info: 3470914
Jamila Alam al-Hoda, professeure à l'université iranienne Shahid Beheshti, lors de la conférence sur « l'Islam contemporain » tenue à l'Université islamique de Radon en Indonésie, a souligné la nécessité d'utiliser les enseignements religieux pour promouvoir la citoyenneté.
Jamila Alam al-Hoda qui participait à cette conférence organisée à l'Université islamique « Radom Fath » de Plumpang en Indonésie, a déclaré que l’éducation à la citoyenneté avait deux voies : renforcer le sentiment de citoyenneté par l’instruction religieuse et redéfinir la citoyenneté en expliquant les enseignements religieux de façon complémentaire ou parallèle, par le biais des spécialistes de l’éducation.
 
« Dans les sources consacrées au domaine de la citoyenneté dans une perspective islamique, deux choses sont ignorées : l’opposition entre la recherche du bien-être et le principe d’égalité, et la baisse de la spiritualité dans le monde moderne et l’absence de motivations pour le développement des valeurs. Les religions abrahamiques et la plupart des religions mettent l'accent sur les valeurs de paix, d'altruisme, de sacrifice, d'amour, d'ascèse et de tolérance, mais dans les établissements d'enseignement moderne, ces valeurs et ces vertus morales sont remplacées par la science, la précision, la rapidité et la facilité. Dans les universités et les écoles, l'enseignement moral et religieux est limité aux sciences humaines mais n’a pas de place dans l'expérience universitaire. Le culte, le sacré, le sacrifice de soi et l'amour d’autrui ont été supprimés des programmes officiels des écoles et des universités, au profit des expériences artistiques et esthétiques, du cinéma et des médias. La division du travail entre l'école, le temple et les médias, qui fait partie du projet de modernisation, en raison de projets conflictuels, ne peut pas aboutir à une éducation de la citoyenneté qui doit être fondée sur l'unité. Tous les problèmes, bien qu’ils résultent de divers facteurs sociaux, sont aussi le résultat d’une pauvreté spirituelle. Le rejet de la religion qui marque notre époque, est le résultat d’une séparation entre la religion et la raison, qui prive de spiritualité et de foi, les domaines scientifiques et les activités politiques ».
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