0:57 - September 12, 2020
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Téhéran(IQNA)-Au royaume où le cricket est roi, il n’aura fallu que trois petites années à Moeen Ali pour que son talent éclate au grand jour, qu’il enthousiasme les foules et que, de ses coups de batte habiles, il enchaîne les points décisifs avec la même maestria qu’il a envoyé valser les préjugés et ceux qui les attisent.
Boutés hors de son terrain de prédilection par sa puissante force de frappe, que reste-t-il des islamophobes pleins de hargne qui, il y a peu encore, éructaient de haine dans les stades et sur les réseaux sociaux, en s’en prenant à une barbe qui leur hérissait le poil ? Pas grand chose manifestement, contrairement à la recrue de choix de l’équipe d’Angleterre de cricket dont la carrière a pris un extraordinaire envol.
 
C’était hier, et pourtant il semble déjà loin le temps où Moeen Ali, ce batteur gaucher hors pair d’origine pakistanaise, était la cible d’insultes racistes ignominieuses sur Facebook et Twitter, les exutoires de tous les ressentiments et viles rancoeurs.
 
Alors que ses farouches détracteurs ont sombré dans les poubelles de l’histoire, il est aujourd’hui célébré par un pays tout entier, pour être entré, avec panache, dans la grande histoire du cricket britannique : il est devenu le premier capitaine musulman de la prestigieuse équipe nationale, championne du monde en titre.
 
C’est un insigne honneur qui échoit à Moeen Ali, le nouveau chef d’orchestre de l’équipe qui fut sacrée reine de son sport roi en 2019, et ce, pour la plus grande joie et fierté de la famille royale ainsi que des sujets de Sa Gracieuse Majesté.
 
« Cette promotion est un immense honneur », a-t-il déclaré jeudi avec émotion, pleinement conscient des hautes responsabilités qui lui incombent désormais, mais aussi des espoirs fébriles que sa belle nomination cristallise Outre-Manche, sur le terrain ovale et en dehors.
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