10:44 - September 19, 2020
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Téhéran(IQNA)-« Les prétentions d'Al-Khalifa sur sa volonté de défendre la paix et la sécurité dans la région, contredisent les nombreuses agressions contre les femmes bahreïnies », a déclaré une chercheur de l'Association des droits de l'homme de Bahreïn.

Selon le bureau médiatique en Iran du Mouvement islamique de Bahreïn, Elham Shakeri, chercheur à l’Association bahreïnie des droits de l’homme (BFHR), le 17 septembre 2020, lors d’un troisième webinaires des femmes d'Achoura, en anglais, a souligné que le comportement du gouvernement bahreïni qui affirme vouloir instaurer la paix, la sécurité et la coexistence pacifique dans la région, ne concorde pas avec les atrocités commises contre les femmes bahreïnies au cours de la dernière décennie.
 
Elle a indiqué : « Depuis le début de la crise politique à Bahreïn en 2011, les méthodes de suppression des libertés se sont propagées à divers niveaux y compris au niveau de la sécurité, et au niveau politique, juridique, judiciaire et médiatique. La répression au Bahreïn ne touche pas un groupe spécifique, mais touche les jeunes, les personnes âgées, les femmes et les enfants. 
 
Les violations des droits des femmes bahreïnies prennent également de nombreuses formes, notamment avec les meurtres illégaux, les licenciements arbitraires, les torture et les mauvais traitements, les détentions arbitraires, les procès inéquitables et les discriminations en matière de bourses d’études et d'emploi. De 2011 à fin juin 2020, plus de 300 femmes bahreïnies, dont huit jeunes filles, ont été détenues. 
 
Plus de 200 étudiantes et plus de 380 femmes ont également été renvoyées pour des raisons politiques, et certaines ont été jugées. Jusqu'à présent, plus de 10 femmes ont perdu la vie comme Bahia al-Aradi qui a été abattue directement au début du soulèvement bahreïni, par les forces de l'armée.
 
Dans les prisons de Bahreïn, afin d'obtenir de faux aveux, les prisonniers sont menacés de harcèlement sexuel à l’encontre des femmes de leur famille, leurs épouses, leurs sœurs et même leurs mères, comme en témoigne le rapport de la Commission d'enquête indépendante de Bahreïn. Au cours de ces années, plus de 5 000 maisons et propriétés privées ont été attaquées par les forces de sécurité, les locataires ont été victimes d'insultes et de harcèlement, et les femmes n'ont pas été autorisées à se couvrir le corps, comme l’exigent leurs croyances religieuses. 
 
Zakia al-Barbouri, ingénieure chimiste de 32 ans, a été arrêtée le 18 mai 2018 vers 3 heures du matin, lors d'une attaque illégale de son domicile par des forces de sécurité masquées. Barbouri a été jugée sur la base d'aveux obtenus sous la torture, et sa citoyenneté lui a été retirée et rendue ensuite. Zakia a passé environ un mois dans l'isolement. Les agents de l'unité criminelle l'ont menacée de l'arrestation de ses frères et l’ont également privée des soins médicaux nécessaires, des visites de sa famille et du droit de sortir de la cellule ». 
 
La représentante de l'Association bahreïnienne des droits de l'homme a également évoqué le cas de Mme Ebtesam Al-Sayegh, une défenseuse des droits humains bahreïnie, et a déclaré : « Elle a été torturée et harcelée sexuellement par des membres du Service national de sécurité bahreïni lors de son arrestation en mai 2017. En juillet 2017, des agents de sécurité masqués ont perquisitionné son domicile et l'ont arrêtée une nouvelle fois, suite à la publication d'un tweet et de révélations sur le harcèlement des femmes dans la prison de la région de Medina Isa ». 
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