10:50 - January 19, 2021
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Téhéran(IQNA)-La situation déplorable et la poursuite des crimes, des destructions et de la faim à Gaza, sont le signe du manque de respect du régime sioniste, de ses obligations internationales, et des compromis honteux de certains pays arabes avec Israël.

Le 18 janvier est la Journée de Gaza en Iran, instaurée dans le but, pour le peuple d’Iran, d'exprimer la sympathie avec le peuple de Gaza opprimé de façon lâche et inhumaine par le régime sioniste qui a lancé une attaque à grande échelle, contre la bande de Gaza, qui a duré 22 jours, et a entraîné la destruction de nombreuses maisons, hôpitaux, écoles, mosquées, cliniques, infrastructures et installations dans cette région. Outre ces dégâts matériels importants, un grand nombre de civils, dont beaucoup d’enfants, ont été tués et blessés.

Afin de soutenir la population de cette région, la République islamique d’Iran, à l’occasion du premier anniversaire de la guerre des 22 jours, avait déclaré le 20 janvier « Journée nationale de Gaza ». Cependant, ce qui a rend la Journée de Gaza différente cette année, est la volonté de plusieurs pays arabes et islamiques de normaliser leurs relations avec le régime sioniste. Ces actions, largement critiquées par les pays islamiques, sous prétexte de faire respecter les droits des Palestiniens, ont conduit à des relations politiques complètes avec le régime sioniste, qui ont affecté la situation des Palestiniens et des habitants de la bande de Gaza. En termes plus simples, la situation déplorable à Gaza, est le signe du non-respect par le régime sioniste de ses obligations internationales, même si ses relations avec les pays arabes, sont devenues normales.

وضعیت ناگوار غزه، نماد بی‌تاثیر بودن عادی‌سازی بر مردم فلسطین

Outre les petites et grandes attaques du régime sioniste contre Gaza, la région continue de subir les conséquences d’un siège qui a coupé 1,5 million de Palestiniens du monde, le 5 novembre 2008, avec le bouclage de la bande de Gaza suite à la victoire du Hamas aux élections générales de 2007, à la défaite du Fatah aux élections et à l'accord de sécurité entre l'Égypte et Israël, qui est resté valable jusqu'à ce jour.

La situation à Gaza n’était pas bonne auparavant et comme la partie occidentale des territoires occupés de Cisjordanie, elle souffre d’un manque d’infrastructures pour répondre aux besoins fondamentaux de ses habitants. Outre le siège presque complet imposé par l'Égypte et le régime sioniste, la forte densité de population, l'accès limité aux différentes zones en raison du manque d'infrastructures de transport et des contrôles de sécurité stricts, les opérations militaires sionistes et les restrictions sur le travail et le commerce à cause de la frontière, sont d'autres problèmes que connait cette région.

وضعیت ناگوار غزه، نماد بی‌تاثیر بودن عادی‌سازی بر مردم فلسطین

Les habitants de Gaza n'ont pratiquement pas accès à l'eau potable, souffrent de coupures de courant constantes et ne peuvent voyager en dehors de Gaza.

Les chiffres publiés par le bureau des statistiques de l'Autorité palestinienne (PCBS) montrent qu'en 2019, le taux de chômage dans la bande de Gaza, était en moyenne de 45,1% contre 43,1% en 2018. Ces statistiques ont augmenté avec l’épidémie de Corona ainsi que la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. En novembre 2020, les Nations Unies ont annoncé dans un rapport, que le siège israélien de Gaza avait causé 16,7 milliards de dollars de dommages à l'économie de la région et une hausse spectaculaire de la pauvreté et du chômage.

En plus de la hausse du chômage due aux problèmes économiques causés par l'épidémie de corona, les habitants de la région ont perdu l'accès au matériel de santé et aux installations médicales, accès qui était déjà auparavant problématique. Le manque d'installations médicales et la forte densité de population à Gaza, ont conduit à une augmentation du nombre de victimes du virus Corona dans la région, atteignant 152 000 de personnes contaminées et 1 718 décès, alors que le régime sioniste qui a obtenu le vaccin Corona de l'Allemagne, a commencé à vacciner ses citoyens et refuse de vacciner les Palestiniens, malgré ses obligations selon les conventions de Genève, de vacciner plus de 4,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.

Cette situation montre que contrairement aux spéculations sur une amélioration de la situation des Palestiniens, après la normalisation des relations entre certains pays arabes et islamiques avec le régime sioniste, dans la pratique, ce que nous voyons, est la destruction progressive d'une grande partie de la population palestinienne, à cause du siège économique et politique.

La situation actuelle à Gaza, peut être considérée comme le résultat politique de la normalisation des relations entre plusieurs pays arabes et le régime sioniste. L'Égypte, le plus grand État arabe d'Afrique du Nord, et ses relations avec le régime sioniste lors du siège de la Bande de Gaza, ont conduit les Palestiniens à conclure que la normalisation des relations n'a que des intérêts économiques et politiques. Bien que certains gouvernements arabes et islamiques aient conditionné leurs relations avec le régime sioniste, au respect des droits des Palestiniens, ce qu’ils ont fait après la normalisation, a montré que les droits palestiniens étaient la dernière chose qui comptait pour les partisans de la normalisation des relations avec Israël.
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