10:52 - February 02, 2021
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Téhéran(IQNA)-Les partis et groupes d'extrême droite en Grande-Bretagne, tentent d’accuser les minorités raciales et religieuses, des problèmes économiques et de sécurité, et les musulmans, en tant que minorité croissante dans le pays, ont toujours été la cible d'attaques de ces partis et de ces groupes.

L’émergence de divers mouvements et partis à caractère populiste, après la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle de 2016 et avant la victoire des partisans du Brexit en Grande-Bretagne, a exposé les musulmans à un harcèlement verbal et à des décisions des politiciens populistes dont la plupart sont affiliés à des factions d'extrême droite, dans les divers pays européens.

La Grande-Bretagne est un des pays où les groupes d'extrême droite et anti-islamiques sont les plus actifs et où l’islamophobie fait régulièrement les titres des médias.

Les musulmans sont une minorité religieuse en Grande-Bretagne, dont le nombre augmente rapidement. Début 2020, le Whitehall Institute du Royaume-Uni avait annoncé que la population musulmane de Grande-Bretagne avait dépassé les trois millions, que les musulmans avaient une croissance démographique plus rapide que celle des adeptes des différentes religions et que la population chrétienne était en déclin.

Il y a environ cinq partis d'extrême droite populistes en Grande-Bretagne, qui partagent plus ou moins certaines idées comme l'islamophobie. Le Parti de l'indépendance du Royaume-Uni, le Parti unioniste démocratique, les démocrates nationaux et le Parti des combattants et du peuple sont les partis politiques anti-islamiques les plus importants, officiellement actifs en Grande-Bretagne. Le British National Party (BNP) qui est idéologiquement un parti d'extrême droite, en est un excellent exemple. Le BNP est reconnu par les experts politiques comme un parti à orientation fasciste ou néo-fasciste, et certains pensent que ce parti est un parti néo-nazi. Ce parti nationaliste soutient l'idée que seuls les Blancs devraient être citoyens britanniques et appelle à la fin de l'immigration des gens de couleur en Grande-Bretagne et à la suppression de leur citoyenneté britannique. En outre, le BNP promeut le racisme biologique et la théorie du génocide des Blancs, et appelle à la condamnation des relations interraciales. Le BNP et son fondateur, John Tyndall, ont toujours mis l'accent sur l'antisémitisme et la négation de l'Holocauste, et promeuvent la théorie selon laquelle les Juifs veulent dominer le monde à la fois par le communisme et le capitalisme. Avec Nick Griffin entre 1999 et 2014, l'orientation du parti est passée de l'antisémitisme à l'islamophobie. Griffin a cherché à supprimer le discours antisémite du parti, informant les membres du parti qu’il était possible de critiquer les sionistes mais que toute critique des Juifs était un suicide politique. Même si le parti a nommé un juif (Pat Richardson) pour le conseil local, lors des élections générales britanniques de 2004, la littérature du BNP regorge de références à un groupe conspirateur qui chercherait à réprimer les sentiments nationalistes du peuple britannique et encouragerait l'immigration et l’islamisation.

Le BNP appelle à l'interdiction de l'immigration en provenance des pays musulmans et à l'interdiction des burqas, de la viande halal et de la construction de nouvelles mosquées. Ce parti islamophobe appelle également à l'expulsion immédiate des prédicateurs musulmans, des propagandistes selon le parti extrémiste de Grande-Bretagne. En fait, on peut dire qu’au BNP, l'islamophobie a en quelque sorte, remplacé l'antisémitisme qui a toujours été un des principaux principes du fascisme et du nazisme. Un exemple de ce changement était l'affirmation de Griffin en 2010, selon laquelle les juifs pourraient être de bons alliés dans la lutte contre l'islam.

Les partis anti-islamiques britanniques sont aussi actifs dans le cyberespace, en particulier sur Twitter, bien que les règles de cette plateforme en ligne interdisent la propagation de la haine. Les utilisateurs affiliés à ces partis, tentent de diverses manières, de publier des contenus islamophobes dans le cyberespace, et cela s’est développé avec l'épidémie de Corona en Grande-Bretagne.

Cependant, les plateformes en ligne ont tenté de changer cette situation. En octobre 2020, par exemple, Twitter a annoncé un effort pour contrer les contenus islamophobes et qu’il s'était associé à des membres du groupe AMHWG pour lutter contre les discours de haine en ligne.
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